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Information médicale

Chirurgie du syndrome de congestion pelvienne

Ligature chirurgicale des veines ovariennes et autres approches chirurgicales envisagées après échec ou en complément de l'embolisation pelvienne.

Lorsque le traitement médical s’avère insuffisant pour soulager les douleurs pelviennes chroniques liées aux varices pelviennes, la chirurgie constitue une option thérapeutique à envisager, généralement après échec ou en complément de l’embolisation. Cette section détaille les différentes approches chirurgicales disponibles et leurs indications spécifiques.

Ligature chirurgicale des veines ovariennes

La ligature chirurgicale des veines ovariennes représente historiquement la première approche invasive proposée pour traiter le syndrome de congestion pelvienne. Cette technique consiste à interrompre chirurgicalement le reflux veineux au niveau des veines ovariennes incompétentes, principales responsables de la stase sanguine pelvienne.

Principe de l’intervention

L’intervention vise à ligaturer, clipper ou sectionner la ou les veines ovariennes dilatées, empêchant ainsi le reflux sanguin vers le plexus veineux pelvien. Cette approche peut être réalisée par voie ouverte (laparotomie) ou par voie mini-invasive.

Points clés à retenir :

Limites de la technique

La ligature chirurgicale classique présente plusieurs inconvénients qui expliquent son recul progressif au profit de techniques moins invasives :

Chirurgie laparoscopique

L’avènement de la laparoscopie a considérablement modifié la prise en charge chirurgicale des varices pelviennes, offrant une alternative mini-invasive à la chirurgie ouverte traditionnelle.

Avantages de l’approche laparoscopique

La chirurgie laparoscopique présente de nombreux bénéfices par rapport à la laparotomie conventionnelle :

Déroulement de l’intervention

La procédure laparoscopique se déroule sous anesthésie générale et comprend plusieurs étapes :

  1. Création d’un pneumopéritoine par insufflation de CO2
  2. Introduction des trocarts et de la caméra laparoscopique
  3. Exploration de la cavité pelvienne et identification des veines ovariennes dilatées
  4. Ligature ou clippage des veines pathologiques à l’aide de clips chirurgicaux ou par électrocoagulation
  5. Vérification de l’hémostase et fermeture des incisions

Complications possibles

Bien que moins fréquentes qu’en chirurgie ouverte, certaines complications peuvent survenir :

Indications de la chirurgie vs embolisation

Le choix entre chirurgie et embolisation percutanée constitue une décision thérapeutique majeure qui doit être individualisée selon plusieurs critères cliniques, anatomiques et patient-dépendants.

L’embolisation : traitement de première intention

L’embolisation des veines ovariennes et pelviennes est aujourd’hui considérée comme le traitement de référence du syndrome de congestion pelvienne, et ce pour plusieurs raisons :

Quand privilégier la chirurgie ?

Certaines situations cliniques justifient néanmoins le recours à une approche chirurgicale plutôt qu’à l’embolisation :

Indication chirurgicale Justification
Échec de l’embolisation Récidive ou persistance des symptômes malgré une embolisation bien conduite
Anatomie veineuse défavorable Variantes anatomiques complexes rendant le cathétérisme difficile ou impossible
Contre-indication à l’embolisation Allergie sévère au produit de contraste iodé, insuffisance rénale sévère
Pathologie pelvienne associée Nécessité d’un geste chirurgical concomitant (endométriose, fibromes, kystes ovariens)
Préférence de la patiente Après information éclairée sur les deux options thérapeutiques
Migration de coils Complication rare nécessitant une extraction chirurgicale

Approche thérapeutique combinée

Dans certains cas complexes, une approche séquentielle ou combinée peut être envisagée : réalisation première d’une embolisation, suivie si nécessaire d’un complément chirurgical laparoscopique en cas de résultat insuffisant. Cette stratégie permet d’optimiser les bénéfices de chaque technique tout en minimisant leurs limites respectives.

Facteurs décisionnels à considérer

Le choix thérapeutique doit intégrer :


En résumé, si l’embolisation percutanée s’impose désormais comme le traitement de première intention du syndrome de congestion pelvienne grâce à son caractère mini-invasif et son excellent profil de sécurité, la chirurgie — qu’elle soit réalisée par laparoscopie ou par voie ouverte — conserve une place importante dans l’arsenal thérapeutique, notamment en cas d’échec de l’embolisation ou de pathologie pelvienne associée nécessitant une prise en charge chirurgicale globale.